03.01.2010
Houlà ! Mais c'est vrai que j'ai un blog, moi !
C'est fou comme quoi, lorsqu'on a la tête ailleurs, on oublie les choses essentielles...
Alors quelles sont les nouvelles? Heu... Attendez...
Alors tout d'abord j'ai rejoint cette année, enfin, l'année dernière, la bande des "Ours Molaires" avec lesquels je m'efforce de faire du théâtre d'improvisation. On est petits, on débute, on n'est pas encore super drôles (des fois si, quand même!) mais on fait notre petit bout de chemin. Pour vous faire une idée, venez nous voir les premiers vendredi de chaque mois à la Maison Pour Tous George Sand, notamment ce vendredi 8 janvier, mais sans moi, on ne peut pas tout avoir... (entrée 3€)
Ensuite, les Vils Faquins commencent à sortir un peu, pas de dates sur la région pour l'instant, mais on y travaille...
Et enfin je travaille sur mon nouvel appareil photo, un DSLR Sony A350K, avec lequel j'arpente les rues de Montpellier de jour comme de nuit... Vous pouvez trouver ma galerie sur Flickr
Voilà, c'est à peu près tout... Pas très excitant, mais bon, je vais essayer d'être plus présent cette année.
Ha oui, et Bonne Année !!
19:29 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.05.2009
3ème Festival Intergalactique d'Improvisation de Montpellier
Histoire de rattraper le coup de la soirée de Dimanche, j'ai beaucoup insisté auprès de tous les gens qui auraient eu envie, par le plus grand des hasards, de m'empêcher de voir au moins deux des représentations de la Compagnie du Capitaine qui donnait son Festival annuel d'impro au Centre Rabelais. Au moins deux parce que, vous allez rire, mais le mercredi j'avais entraînement et le jeudi je travaillais. Et comme il se doit, le programme opératoire s'est suffisamment étendu tout au long de la journée pour finir largement après l'ouverture de la salle et donc réduire à néant toute espérance d'avoir une place. Comme quoi je suis sûr, en temps que bon animiste païen, qu'il y a définitivement un Dieu de l'emmerdement maximum.
J'ai donc pu assister à la soirée de vendredi et celle de fermeture, hier soir.
Que dire? J'ai pleuré de rire quasiment du début jusqu'à la fin. C'était dynamique, inventif, sans temps mort, les impros étaient originales, sans redondance outre mesure ou gimmick indélicat. La troupe était accompagnée du Tousseul Band de Robert Tousseul, qui lui aussi improvisait notamment lors du conte de samedi. Sur le thème de "Batman épluche des oignons". 40min d'impro et trois chansons. Terrible.
J'ai revu sur ces deux soirées quelques-unes de mes connaissances, notamment Benoït Ramos, Matthieu Penchinat et son Ego Surdimensionné ainsi que Gilles Simonin dont je suis définitivement un grand fan (hé non, Gilles, c'était pas une touche au pub, c'était moi... désolé). Sylvain le Chanteur était du public (Souvenez-vous "Mélon-mélooon, mélon-lon-laaaa").
Que dire de plus? Qu'il faut venir voir ce genre de troupes plutôt qu'aller s'emmerder à subir des Comédie Musicales? Peut-être. Et pourtant. Benoît nous a joué un blues improvisé, accompagné par le Tousseul Band, sur le thème "Apprentissage du Taï-Chi à des Psychotiques" avec une justesse et une puissance terribles, et une grande humilité saluée par Julien Masdoua himself. Moi je pense qu'à moins d'aller voir une troupe pro, je vais désormais éviter les medleys comme Dimanche. Ou alors pour féliciter les pensionnaires de la Maison de Retraite de Ploumanac'h pour leur interprétation si personnelle de "My fair Lady"...
Conclusion : allez au spectacle ! Allez voir la Compagnie du Capitaine !
14:04 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
08.05.2009
CRAZYLAND, Compagnie ArtScène
Il m'a fallu du temps pour analyser le spectacle que je suis allé voir Dimanche dernier, le 3 mai, au Théâtre de La Vista, au dessus de Figuerolles, rue Adam de Craponne.
Nonobstant le fait que j'y étais en délicieuse compagnie, je reste sur une impression désagréable. Mais avant tout, cette soirée m'a amené à me poser une question : lorsqu'on va voir une représentation d'une compagnie amateur, doit-on être complaisant et menteur, ou objectif et honnête?
Parce que si j'étais complaisant, j'aurais dit que cette pièce était somme toute pas si mal, vu le côté amateur des comédiens, malgré un manque de travail sur certaines chansons et autres petits détails sans importance.
Mais voilà : je ne suis pas complaisant, je suis honnête. Et c'est bien là le problème. A part deux ou trois personnes qui ont une véritable présence scénique ou une affinité avec les spectacle, les autres sont pour l'instant des amateurs sans grand talent. J'écris "pour l'instant" car il y a toujours de l'espoir, à condition de travailler, et de le faire avec des gens qui auront le courage, ou l'envie, de leur dire que la plupart chantent faux, que le chant était mauvais, quand il n'était pas inaudible, et parasité par des déplacements inutiles.
A mon avis, le souci vient de l'encadrement des comédiens. La mise en scène était un peu trop légère, les transitions entre les titres inexistantes, les déplacements sur scène hasardeux et déséquilibrés. Lorsqu'on présente un spectacle de Comédie Musicale, on est censé connaître ses placements, et la façon de passer de l'un à l'autre. Or, à chaque fois, on aurait dit que les comédiens improvisaient, notamment dans les scènes de groupe.
J'ai déjà dit que le chant était faux dans la majorité des cas, je ne reviendrai pas dessus, mais j'ajouterai juste qu'il manquait de puissance. J'ai entendu que les comédiens précisaient qu'ils avaient eu du mal à gérer le fait qu'ils n'avaient pas de micro, mais pour une salle comme La Vista ça n'était pas nécessaire. Voire, manquer de voix sur scène c'est significatif d'un manque de travail de souffle, de porté de voix bref, du b-a-ba de la façon de parler en théâtre. En ce qui me concerne, imputer la faute d'un chant inaudible à l'absence de micro est une erreur. C'est un manque de capacité.
Au niveau des petits sketches entre les morceaux et qui servaient d'introduction ou de transition à un autre titre, le jeu d'acteur était approximatif dans la majorité des cas. Quand on passe le balai sur scène, on balaye vraiment ! On ne joue pas celle-qui-joue-celle-qui-fait-semblant-de-balayer. Je doute que la dame qui était censé faire la femme de ménage "qui ne veut pas travailler" passe la balai comme ça chez elle... Un autre exemple : l'introduction aux "Sans Papiers" tirés de Notre-Dame de Paris aurait mieux convenu aux petits papiers de Régine. Le ton employé limite burlesque n'allait pas avec la chanson, imprégnée jusqu'au trognon de revendications sociales. Jusqu'au positionnement durant une chanson de Julio Inglésias, le "V" de chant était complètement côté cour (à droite), et n'avait même pas une forme équilibrée. Pourtant c'est simple : un pas en arrière, un pas de côté...
Le choix des titres, et leur attribution, m'a plongé dans une grande perplexité. Tous étaient des morceaux "cultes", qui ont la particularité d'être complètement suicidaires quand on n'a pas le niveau de chant, ou un passif théâtral suffisant pour se sortir du pétrin si on ne sait pas chanter. On ne donne pas "Grease" et "Stone" à des gens qui n'ont pas la formation pour. Or, à part les deux ou trois personnes dont j'ai parlé au début, aucun comédien n'avait le niveau pour chanter ces morceaux.
Tout ça pour dire qu'une fois associé la qualité du chant, le jeu d'acteur, la mise en scène, je pense qu'on peut comprendre pourquoi j'ai regretté que les bancs du théâtre n'aient pas eu des accoudoirs : c'était afin que j'y plante les ongles. Six mois de répétition, à ce que j'ai pu comprendre, pour présenter un spectacle inégal, absolument pas au point ni en chant, ni en théâtre, je veux bien que la compagnie soit composée d'amateurs mais là, c'était un peu fort de café.
Et à 10€ l'entrée, ça passerait presque pour de l'escroquerie.
18:08 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
